MINGMEN a joué ce samedi sur la scène du Caprices Festival Off 2016. Un correspondant du « Nouvelliste » était sur place et voici son article paru dans l’édition d’aujourd’hui le 11 avril 2016.

Le Caprices off électrise le centre du village

CRANS-MONTANA – Pour son deuxième week-end, le festival off a joué la carte de la singularité.

Dans l’intimité des arcades du centre de Crans-Montana, la scène off du Caprices donnait ce week-end des petits airs de chapiteau de festival. Son travaillé, light show impressionnant et programmation résolument alternative: le festival off du Caprices avait apporté sa personnalité au cœur même de la station.

Une autre vision du Caprices

Serré contre les braseros, c’est avec tendresse et une certaine ferveur que le public a fait vivre le petit frère du Caprices. Sur scène, la part belle était faite aux riffs de guitare massifs et aux ambiances organiques, de la suavité du blues aux sons métalliques plus torturés. Des sonorités qui tranchent avec la programmation du Caprices. «Sur les grandes scènes, la musique est très axée sur l’ambiance clubbing et électronique. C’est un soulagement de pouvoir aussi entendre des choses différentes», estiment la plupart des spectateurs.

Un soulagement qui semble partagé sur scène: prestations incarnées et jeux de scène très charnels, les formations prennent possession de l’espace sans complexes ni inhibitions. «Ça vous fait plaisir de voir des gens jouer sur des vrais instruments?» crie à la cantonade la chanteuse de Mingmen. Une petit pique innocente qui déclenche des rires francs parmi les fans de rock et de métal présents dans la foule.

Une infrastructure professionnelle

Le festival off offre une bonne place aux groupes locaux. Habitués de la manifestation, les Valaisans d’Artémis ont fait monter l’ambiance d’un cran samedi en début de soirée. «Pour les musiciens, c’est la chance de travailler dans une infrastructure extrêmement professionnelle. Chaque année le festival off innove et change sa formule. J’ai l’impression qu’il se dirige vers plus d’indépendance», estime le guitariste de la formation.

Quel avenir?

Dans le public comme chez les artistes on s’interroge sur l’avenir du festival. «Pourquoi pas une deuxième scène?»; «Pourquoi pas un festival de plus grande ampleur dans toute la station?» Les prochaines éditions diront si ces souhaits se réaliseront. rb

Source: http://www.lenouvelliste.ch/articles/valais/valais-central/le-caprices-off-electrise-le-centre-du-village-522215